Les pesticides dans les eaux : définition, impacts sur les milieux naturels et la santé, mesures de réduction nationales

 
 

Le terme pesticide désigne les substances ou les préparations utilisées pour la prévention, le contrôle ou l’élimination d’organismes jugés indésirables, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux, de champignons ou de bactéries. Les pesticides sont majoritairement utilisés en agriculture ; on parle alors de produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques. Ils font également l’objet d’un usage non agricole par les gestionnaires d’équipements ou de réseaux de transport, les collectivités locales ou les particuliers ; on parle alors de biocides.

En fonction des conditions d’utilisation et selon les caractéristiques du milieu, ces substances actives sont susceptibles de se retrouver dans les différents compartiments de l’environnement (air, sol, eau, sédiments, etc.), ainsi que dans les denrées alimentaires. Elles peuvent présenter, en plus de leurs effets intentionnels sur les parasites ou organismes visés, des dangers très variables pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact immédiat ou sur le long terme.

 

Les pesticides, produits phytosanitaires

Le terme pesticide désigne les substances ou les préparations utilisées pour la prévention, le contrôle ou l’élimination d’organismes jugés indésirables, qu’il s’agisse de plantes, d’animaux, de champignons ou de bactéries.

Les pesticides sont majoritairement utilisés en agriculture ; on parle alors de produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques. Ils font également l’objet d’un usage non agricole par les gestionnaires d’équipements ou de réseaux de transport, les collectivités locales ou les particuliers ; on parle alors de biocides.

La plupart des pesticides sont des molécules organiques de synthèse. L’agriculture française en utilise environ 400. Elles entrent dans la composition de plus de 8000 produits commercialisés. Ceux-ci bénéficient d’une autorisation de mise sur le marché (AMM) délivrée par le ministre chargé de l’Agriculture, après une procédure d’évaluation du risque pour le consommateur, l’utilisateur et l’environnement. Ainsi, si régulièrement des substances sont interdites à l’usage, parallèlement de nouvelles substances sont autorisées.

et notamment : Les pesticides

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et notamment : Le Service régional de la protection des végétaux de Midi-Pyrénées

qui rappelle : "Les produits phytopharmaceutiques ne sont pas des produits anodins et dans certaines circonstances, ils peuvent présenter des risques pour l’utilisateur, le consommateur ou encore l’environnement et les milieux."

 

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Leurs impacts sur les milieux naturels

En fonction des conditions d’utilisation et selon les caractéristiques du milieu, ces substances actives sont susceptibles de se retrouver dans les différents compartiments de l’environnement (air, sol, eau, sédiments, etc.), ainsi que dans les denrées alimentaires. Elles peuvent présenter, en plus de leurs effets intentionnels sur les parasites ou organismes visés, des dangers très variables pour l’homme et les écosystèmes, avec un impact immédiat ou sur le long terme.

Compte tenu des risques qu’ils représentent tant pour les milieux aquatiques que pour la production d’eau potable, la présence de pesticides dans les cours d’eau et dans les eaux souterraines fait l’objet d’un suivi régulier qui n’a cessé de se renforcer lors de la dernière décennie.

Ces suivis mettent en évidence une dispersion importante et une présence généralisée des pesticides dans les milieux aquatiques, le plus souvent en très faible quantité. Les teneurs en pesticides issues des résultats d’analyse permettent d’établir des concentrations totales en pesticides et, lorsqu’elles existent, de vérifier le respect des normes par substances. Ces normes font partie des objectifs de qualité de la directive cadre sur l’eau (DCE).

et notamment : Le Commissariat Général au Développement Durable : Les pesticides dans les eaux

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Leurs impacts sur la santé

Les risques encourus par les travailleurs agricoles vis à vis des produits phytosanitaires sont trop souvent méconnus et les modalités de leur exposition le sont encore plus. Cette méconnaissance entraîne souvent des pratiques à risque. Il convient de bien connaître celles-ci pour mener une politique de prévention efficace.

Il y a encore des progrès à faire en matière d’élimination ou de réduction des risques (ne traiter que quand c’est nécessaire et qu’il n’existe pas de procédés de substitution tels que désherbage mécanique, pièges à insectes, variétés résistantes aux ravageurs, utilisation de prédateurs, etc...).

De même, il est possible d’agir sur les équipements de travail pour réduire les risques (conception et maintenance des pulvérisateurs, utilisation d’incorporateurs adaptés à la taille des opérateurs, cabines filtrantes, etc...).

D’autres études ont montré la complexité des modes d’exposition des travailleurs : ceux-ci ne sont pas seulement exposés lors des traitements mais aussi lors de la préparation des mélanges, lors du remplissage ou de la vidange des cuves, lors du nettoyage des équipements, lors de la rentrée dans les cultures traitées notamment. Le mode de contamination par la peau qui est le principal mode de contamination vis à vis des pesticides est quasi ignoré, ce qui amène à une sous-utilisation des équipements de protection cutanée et des règles d’hygiène.

et notamment : Evaluation et prévention des risques - Produits phytosanitaires

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ECOPHYTO : un plan pour réduire de moitié l’usage des pesticides

Le plan Ecophyto, mis en place par le ministère de l’agriculture et de la pêche à la suite du Grenelle de l’environnement, est un plan qui vise à réduire progressivement l’utilisation des produits phytosanitaires en France tout en maintenant une agriculture économiquement performante. Il s’agit à la fois de réduire l’usage de ces produits et de limiter l’impact de ceux qui resteront indispensables pour protéger les cultures des parasites, des mauvaises herbes et des maladies, tout en continuant à assurer un niveau de production élevé tant en quantité qu’en qualité.

Des produits utiles mais qui présentent des risques :

Au cours des siècles, les récoltes ont été compromises par des ravageurs, notamment des insectes, ou des maladies dues à des champignons. On se souvient par exemple qu’au milieu du XIXème siècle, le mildiou, un champignon parasite de la pomme de terre, réduisit l’Irlande à la famine. L’usage de produits phytosanitaires permet d’assurer la protection des cultures.

Parce que ces produits agissent sur les organismes vivants, ils peuvent aussi avoir des impacts négatifs sur la santé et l’environnement. On retrouve parfois dans l’eau, l’air et le sol des résidus, suspects d’être incriminés dans la réduction de la biodiversité. Ils présentent également des risques pour les applicateurs qui doivent être en mesure de respecter des précautions et mesures strictes d’utilisation.

Comment réduire l’usage des pesticides tout en maintenant un niveau de production agricole élevé ?

La réduction de l’usage des pesticides est une des composantes essentielles des objectifs de la durabilité des pratiques agricoles. Le Grenelle de l’environnement a fait émerger, avec les agriculteurs qui sont les premiers exposés aux risques induits par l’application de produits phytosanitaires, un consensus sur la nécessité d’une politique ambitieuse de réduction de l’usage des produits phytosanitaires. Le tout dans le respect de la compétitivité de notre agriculture.

Les objectifs et les moyens mis en oeuvre :

Le plan Ecophyto prévoit :

  • de diffuser le plus largement possible auprès des agriculteurs les pratiques connues, économes en produits phytosanitaires (réseau de 3 000 fermes pilotes) ;
  • de dynamiser la recherche sur les cultures économes en pesticides et d’en diffuser largement les résultats ;
  •  de renforcer, par la formation, la compétence de l’ensemble des acteurs de la chaîne pour réduire et sécuriser l’usage des produits phytosanitaires (permis d’achat nécessaire à compter de 2014) ;
  • de surveiller en temps réel les maladies et ravageurs des cultures afin d’avertir les exploitants et leur permettre de mieux cibler les traitements (bulletin de surveillance gratuit) ;
  • de prendre en compte la situation spécifique des départements d’outre-mer en matière de risques phytosanitaires ;
  •  de mettre en oeuvre des actions spécifiques pour réduire et sécuriser l’usage des produits phytosanitaires dans les espaces non-agricoles (parcs et jardins urbains...) ;
  • de retirer du marché des produits contenant les substances les plus préoccupantes (30 substances utilisées dans 1 500 produits ont éré retirées fin 2008, 10 substances en 2010).

Pour suivre les progrès réalisés, sont mis en place :

  • un dispositif de suivi quantitatif des doses de pesticides utilisées en France.
  • une instance de suivi, regroupant professionnels, ONG, chercheurs, sous présidence du ministre chargé de l’agriculture.

 

et notamment : Ecophyto  et EcophytoPIC

EcophytoPIC a pour objet de sensibiliser les professionnels du secteur agricole au sujet de la Protection Intégrée des Cultures et ainsi de faire évoluer les pratiques vers une réduction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques.

Constitué d’une plateforme transversale et de plateformes filière, ce portail aborde non seulement les méthodes de lutte en protection des cultures mais également les notions de surveillance, les outils d’aide à la décision, la formation, l’innovation et la recherche et enfin et surtout la notion d’approche système. Il sera de plus un point de référence de la réglementation et des impacts des pratiques.

ecophyto

 

Pour en savoir +

Cette mission gouvernementale dirigée par l’ANSES  (Agence Nationale chargée de la Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du travail) informe le public sur l’usage des pesticides et la règlementation pour protéger santé et environnement.

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