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Cérémonie nationale du 19 mars

 
 
Cérémonie nationale du 19 mars

Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc

Message de Geneviève DARRIEUSSECQ , Secrétaire d’Etat auprès de la ministre des Armées
Mardi 19 mars 2019
Se souvenir, se recueillir, rendre hommage, faire mémoire ! Tel est le sens de la journée nationale du 19 mars. Telles sont les raisons pour lesquelles les Français se rassemblent aujourd’hui.
Nous nous souvenons de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ; de la souffrance ; des drames qui ont endeuillé de part et d’autre la Méditerranée.
Nous nous recueillons en mémoire des victimes militaires. Ils étaient appelés et rappelés du contingent, militaires de carrière, forces de l’ordre, de métropole ou d’Afrique du Nord.  Ils étaient aussi membres des forces supplétives et assimilés. 25 000 sont morts pour la France, 70 000 ont été blessés. Tous ont fait leur devoir avec courage et dévouement.
Nous nous recueillons également en mémoire des victimes civiles : hommes, femmes et familles, de toutes origines et de toutes confessions.
Le 19 mars 1962, c’est la fin tant attendue des combats.  C’est la promesse d’un retour dans leurs foyers pour des milliers de soldats français. Près de deux millions d’appelés et de rappelés ont servi en Afrique du Nord, pendant 18, 28 ou 30 mois.
Etudiants, jeunes cadres, ouvriers, paysans, employés, ils venaient de toutes les strates de la société française.
Aucun d’entre eux n'a oublié. Ceux qui en sont revenus sont souvent restés marqués par ce qu’ils ont vu, par ce qu’ils ont vécu, par la spirale dramatique de la guerre d’Algérie. Le 19 mars 1962, l’indépendance d’un pays se préparait.
Au soulagement des uns fait écho la détresse des autres. La violence se transforme mais frappe encore. Des drames se nouent, des représailles éclatent.
La déchirure se concrétise pour des familles entières. Elles quittent  leur terre  natale - une  terre  aimée -  pour  refaire  leur  vie  dans  un  pays  que, pour la plupart,  elles ne connaissaient pas.
Ces événements ont profondément bouleversé notre pays et notre société. Nous en sommes les héritiers aujourd’hui.
Certes, la mémoire de la guerre d’Algérie est plurielle et complexe. Certes, elle est parfois encore brûlante.  Mais, elle est une part de notre identité commune. En la considérant avec vérité, nous y trouverons des leçons d’espérance ainsi que des appels à la paix et à la tolérance.
Voilà pourquoi il est essentiel que nous continuions à apporter à nos enfants, aux jeunes générations, des clefs de compréhension.
Voilà pourquoi il faut continuer, inlassablement, à témoigner, à expliquer, à faire savoir.
Voilà pourquoi nous nous réunissons aujourd'hui.